« Si l’on se réfère au classement Fifa, la finale logique serait un Maroc-Sénégal»
Invité sur le plateau « Spécial Can Maroc 2025 » de la première chaîne TV du Maroc, Al Aoula, l’ancien Directeur de la Communication de la Caf, journaliste sportif du Cameroun s’est exprimé sur les affiches des demi-finales de la Can. Junior Binyam c’est de lui qu’il s’agit est revenu sur l’organisation de cette compétition, soulignant la vision du Roi Mohamed VI.
« La défense marocaine a montré, face au Cameroun, qu’elle était capable de hausser son niveau de jeu. Et offensivement, le Maroc peut compter sur Brahim Díaz, actuellement en état de grâce. Nous espérons que la providence continuera de l’accompagner et qu’il permettra au Maroc de revivre, comme en 2004, une nouvelle finale de la CAN, avec l’ambition, cette fois, de la remporter à domicile »
Sur la première affiche Sénégal-Egypte
« Il s’agit d’un match très ouvert. Sur le papier, on accorde un léger avantage au Sénégal, mais il faut aussi rappeler que le Sénégal n’a pas encore affronté une opposition véritablement de poids depuis le début de la compétition. On les a vus évoluer à onze contre dix pendant plus de 45 minutes face au Mali sans réellement dominer la rencontre. On les a également vu douter face au Soudan.
Le Sénégal affrontera donc, à mon sens, sa première véritable opposition. Tout dépendra de sa capacité à réagir face à une équipe égyptienne expérimentée pour espérer se qualifier pour la finale. Sur le papier, les Sénégalais partent favoris, mais le terrain reste le seul juge.
Si l’on se réfère au classement Fifa, la finale logique serait un Maroc-Sénégal, opposant respectivement le premier et le deuxième africains, soit la 10è et la 16è nations mondiales, si mes souvenirs sont exacts »
La Can : fruit d’une vision claire
Il a profité pour saluer la vision du Roi Mohamed VI et qu’il qualifie de « claire »
« Je voudrais également saluer la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, car tout ce qui se réalise aujourd’hui est le fruit d’une vision claire, mais aussi de la qualité des hommes chargés de la mettre en œuvre. J’ai personnellement fréquenté le Maroc de manière assidue depuis 2014 et j’ai vu comment un dirigeant fédéral, a su transformé une vision en réalité, d’abord au niveau d’un club, puis au niveau national.
C’est un exemple qui mérite d’être dupliqué à l’échelle africaine afin que le football africain puisse progresser durablement et s’imposer visiblement sur la scène mondiale. Je suis doublement honoré d’être sur votre plateau en ce jour chargé d’histoire : pour le Maroc, mais aussi pour l’Afrique de manière générale, car la quête de souveraineté du continent est une lutte permanente. Exprimé ici il y a plus de 82 ans au Maroc, et qui demeure toujours d’actualité pour de nombreux pays africains encore en quête de pleine reconnaissance et d’autonomie »
Propos retranscrits par la Rédaction






