MARRAKECH
En marge de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le ministère ivoirien en charge des Sports et du Cadre de Vie a organisé, le vendredi 2 janvier 2026, un panel international de haut niveau au musée d’eau Mohammed VI de Marrakech. Placée sous le thème « Économie sportive en Côte d’Ivoire : moteur de développement et levier de professionnalisation », cette rencontre stratégique a réuni des experts africains de renom autour des enjeux de structuration et de durabilité de l’économie du sport.
Au cœur des échanges : la nécessité de bâtir une économie sportive performante, capable de générer de la valeur, de créer des emplois et de soutenir une croissance durable. Les panelistes ont unanimement insisté sur l’importance du renforcement des partenariats public privé, de l’amélioration de la gouvernance des organisations sportives et de l’accélération de la professionnalisation des acteurs de la chaîne de valeur sportive en Côte d’Ivoire, au Maroc et, plus largement, en Afrique.
L’organisation de la CAN TotalEnergies Côte d’Ivoire 2023 en est l’illustration majeure. Plusieurs centaines de milliards de FCFA ont été investis dans la construction et la rénovation de six stades aux normes internationales, de dizaines de terrains d’entraînement et d’infrastructures connexes (routes, hôtels, équipements urbains). L’événement a généré des milliers d’emplois directs et indirects, tout en stimulant les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, des transports et des services.
Cette dynamique a été renforcée par la vision du ministre délégué en charge des Sports et du Cadre de Vie, Adjé Silas Metch, dont l’ambition est clairement affichée : « changer la donne par le sport, car le sport change la donne ». La CAN 2023 a ainsi agi comme un véritable catalyseur, révélant le potentiel économique du sport et accélérant la professionnalisation de l’écosystème sportif ivoirien.
Dans cette perspective, ce sont les réformes et professionnalisation de l’écosystème sportif, que le ministère en charge des Sports et du Cadre de Vie a engagé d’importantes réformes visant à moderniser la gouvernance des fédérations sportives, renforcer les capacités des acteurs, structurer les métiers du sport et rendre le secteur plus attractif pour l’investissement privé. Ces actions traduisent une volonté affirmée de faire émerger un écosystème sportif performant, durable et créateur de valeur.
A Marrakech, le modèle marocain : planification et rayonnement international en mire. Ainsi, pour sa part, Dr Faycel Kada a partagé l’expérience du Royaume du Maroc, fondée sur une planification à long terme, des investissements massifs dans les infrastructures sportives et l’organisation régulière de grands événements internationaux. Cette stratégie a permis de positionner le Maroc comme un acteur majeur de l’économie sportive sur le continent africain.
L’objectif de ce panel était clair : renforcer la coopération ivoiro-marocaine, favoriser le partage d’expertises et poser les bases de la création d’un hub économique africain du sport, porté conjointement par la Côte d’Ivoire et le Maroc, et ouvert à l’ensemble du continent. Une ambition visant à faire du sport un secteur économique stratégique, bien au-delà de la seule performance sportive.
Pour Hadja Rima Touré, Commissaire Générale du Village ELEPH’FAN au Maroc, cette initiative traduit une volonté politique forte. Elle a souligné l’importance d’accompagner les performances sportives par une démarche scientifique et économique, à travers des rencontres B2B, la mise en relation d’acteurs économiques et la création de partenariats d’affaires durables, conformément à la vision du Ministre délégué Adjé Silas METCH.
Les participants ont rappelé que cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision commune du Président Alassane Ouattara et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, déterminés à faire du sport un pilier du développement économique et social en Côte d’Ivoire comme au Maroc.
En clair, c’est une vision partagée pour l’avenir du sport africain. Au terme des travaux, une certitude s’est dégagée : le sport est désormais un outil stratégique de transformation économique, appelé à jouer un rôle central dans l’avenir des deux nations et, plus largement, dans celui du continent africain.
Avec nos envoyés spéciaux
Boubacar Diakité et Bakary Diaouné






